Sur la discrimination "positive" en culture

Pourquoi il faut en parler ?

Que ce soit des politiques de "parité" ou de "diversité", on pratique dans le secteur culturel ce qu’on appelle de la discrimination « positive », une pratique controversée qui tend à se répandre de plus en plus, mais dont on ne parle que de façon superficielle.

En quoi elles causent problème ?

D'abord, ces politiques sont fondées sur des perceptions et des hypothèses plus que sur des faits, elles sont souvent appliquées de façon arbitraire, sans objectifs bien définis et sans grande transparence.

Ensuite, elles visent souvent à corriger des injustices du passé. Pourtant, les droits ne sont pas interchangeables. Il n'y a pas de "bourse" des droits. Nous avons tous droit à l'égalité des chances au présent, sans égard à ce qui a pu arriver à d'autres dans le passé.

Chronologie

J’ai dénoncé, dès l’été 2017, les politiques (de parité surtout) de Téléfilm Canada, de la SODEC et de l’ONF, d'abord auprès de l'ARRQ (Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec) et de la SARTEC (Société des auteurs de radio, télévision et cinéma), ensuite au Ministère de la Culture et au Ministère du Patrimoine et finalement auprès des institutions elles-mêmes.

Je me suis heurté à un mur. À peu près partout, on m’a d’abord servi une bonne dose de langue de bois avant de s’enfoncer dans un silence qui trahit un profond malaise.

En 2018, j’ai également dénoncé les politiques de « diversité » du Conseil des Arts du Canada et celles du CALQ, pour ne nommer que celles-là.

Mais dans le milieu culturel, les mesures visant la « parité » et la « diversité » sont présentées comme indiscutables. S’y opposer, ce serait être du mauvais côté de l’histoire en quelque sorte. Il n’y a jamais eu de place pour le débat.

J’ai donc commencé à publier des textes et analyses sur le sujet à l’automne 2018 pour apporter un point de vue qu’on ne trouvait nulle part.

Dans le premier texte j’expliquais qu’il y a un problème autant avec le diagnostic qu’avec le remède en ce qui concerne les mesures de parité dans le cinéma.

J'ai retiré le premier texte pour le moment. Je suggère de lire plutôt mon texte d'opinion qui a été publié dans La Presse en novembre 2019 et qui a fait l’objet d’une entrevue avec Sophie Durocher à Qub Radio et d’une chronique de Joseph Facal.

Dans le deuxième texte, je tentais d’expliquer pourquoi distribuer les fonds en fonction de la population n’est pas équitable, comme le prétendent les institutions qui ont adopté cette pratique.

J’ai ensuite fait une analyse détaillée des politiques de discrimination positive dans chaque organisme en soulignant les contradictions et les raccourcis qui se cachent derrière. Car le diable est dans les détails, comme on le sait. Cette analyse n'est pas tout à fait à jour, mais on peut la consulter sur cette page. Je compte en faire une mise à jour en 2022.

J’ai ensuite contacté Odile Tremblay, une des rares journalistes qui semble s’intéresser véritablement à ce sujet dans nos médias. J’ai pensé qu’une discussion était possible (les femmes sont plus ouvertes à discuter de parité que les hommes…) et qu’elle ferait peut-être même mention de mes analyses dans une chronique. Elle a décidé d’y consacrer toute une chronique.

Suite à la parution de cette chronique, quelques personnes du milieu m’ont contacté en appui, mais la plupart des gens qui sont contre ces mesures ne veulent pas s’en mêler. Ils craignent d’en subir les conséquences.

J’ai aussi contacté plusieurs rédacteurs en chef et journalistes culturels pour leur signaler que leur traitement de la parité manquait d’équilibre. Ça ne semble pas les déranger beaucoup. Les médias semblent avoir choisi leur « camp » dès le début.

N’ayant plus envie d’attendre que les médias se décident enfin à porter un regard plus critique sur le phénomène, j’ai écrit le texte dans La Presse dont je parlais plus haut (Il y a des bonnes raisons de s’opposer à la parité dans le cinéma).

Puis, en janvier 2020, je suis tombé sur un autre article sur la parité qui me semblait manquer d’équilibre et d’objectivité sur le site de Radio-Canada et j’ai décidé de porter plainte à l’Ombudsman. Celui-ci m’a donné raison en bonne partie. J’ai donné une autre entrevue à Sophie Durocher à Qub Radio (la seule radio où il semble permis de critiquer la parité) à ce sujet.

Puis la pandémie a frappé. Mais ça n'a pas ralenti l'ardeur des institutions qui continuent de mettre en place des politiques de discrimination "positive". Certaines reposent maintenant sur le ressenti des demandeurs, comme quoi il ne semble y avoir aucune limite.

Mais ce n’est pas la fin. Accepter ces politiques, ce serait accepter que des fonctionnaires puisse suspendre les droits de milliers de créateurs de façon arbitraire, pour contrer une discrimination « systémique » qu’ils sont incapables de démontrer. Ce serait aussi accepter la complaisance médiatique qui permet à ces politiques de perdurer.



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